Lettres angevines

par Yvon JOSEPH-HENRI

SUJETS DE DEVOIR

GIRAUDOUX: ELECTRE


AXES D'ETUDE ET CONSEILS


1. Considérez-vous que Jean Giraudoux a renouvelé le genre de la tragédie en écrivant Electre ?

 
I. Analyse du sujet

A. Se demander si Giraudoux a renouvelé le genre de la tragédie en écrivant Electre consiste, a priori, à se demander si :

1. On a modifié quelque chose dans la tragédie par rapport aux modèles antérieurs
2. Si on reste cependant toujours à l'intérieur du genre tragique, de la notion de tragédie.

B. Cependant, les points ci-dessus posés nécessitent plus ample analyse.

Il importe donc, si vous lisez ces différentes analyses de bien comprendre qu'elles ne peuvent avoir d'utilité pour vous que si elles peuvent éveiller des échos en vous. Dans le cas contraire c'est que votre culture littéraire sur le sujet est insuffisante : récupérer purement et simplement de telles notions serait ridicule et ne vous apporterait rien à mon sens !

II. Elements de réponse
 
A. La base : une comparaison
 
Mon interlocuteur élève avait relevé un certain nombre de points communs entre la tragédie classique et la tragédie d'Electre, particulièrement bien vus :
 
  • sujet emprunté à la légende,
  • dénouement marqué par la violence, le sacrifice et la mort
  • personnages nobles, combat contre les hommes ( Electre ne veut pas se marier avec le jardinier)
  • souci de la vérité, règle des 3 unités
  • le meurtre n'est pas montré comme dans les tragédies classiques: il est raconté par l'intermédiaire du mendiant
  • enfin, il existe un personnage qui commente l'action, qui juge les protagonistes et qui est ici le mendiant

De même, il relève qu'Electre s'écarte de la tragédie classique par

  • le non respect des 5 actes,
  • l'absence des vers
 

Il aurait pu ajouter aussi:

  • le mélange des genres (on a affaire à une pièce parfois comique, bouffone, grotesque,qui emprunte souvent au drame bourgeois voire au vaudeville)

B. Mais faire une liste ne suffit pas..

Ainsi, s'il est important de comparer la pièce de Giraudoux aux pièces antérieures, il ne sert pas à grand-chose de faire une liste.

Ensuite, il faut trancher parfois et nuancer : ainsi, lorsque l'on parle des 5 actes, on évoque l'habitude classique, au XVIIème siècle, pas nécessairement celle des pièces grecques ou latines. Il en est de même - mais là de manière inversée- en ce qui concerne le commentaire de l'action : le choeur évoque surtout la tragédie antique.

On voit alors que se pose le problème du modèle à choisir. Pour ma part -mais je n'engage que moi- je n'y vois pas (en tout cas pas pour un élève "normal") de problème : l'essentiel pour moi est qu'il puisse faire état de quelques connaissances, qu'importe qu'elles mélangent les époques dans ce cas précis. Par contre, si l'on veut traiter le sujet de manière plus rigoureuse, le problème de l'époque de référence se posera.

C. La notion de renouvellement

Néanmoins, poser ce problème d'époque, c'est déjà entrer dans le sujet : les classiques n'ont-ils pas adapté les tragédies antiques au XVIIème siècle, à sa sensibilité ? Et très vite, se profile une question assez évidente : peut-on recopier une pièce ? Non bien sûr ! Dès lors deux solutions uniquement : ou on invente une pièce, ou on est condamné à la renouveler. Ce faisant on peut imaginer de renouveler le thème, l'histoire ou le genre. Le sujet nous conduit à rétrécir le problème au genre.

C'est déjà suffisant ! Car, de manière annexe, se pose la question de savoir ce qu'est une adaptation, et quelle est son utilité. On pourrait de même s'interroger sur la notion de renouvellement : à partir de quand peut-on dire qu'il y a un renouvellement du genre? On sent bien qu'il faut des modifications importantes mais lesquelles, jusqu'à quel point ?

La seule réponse qui me paraisse logique à cette question est : jusqu'à ne pas toucher au fondement du genre, ce qui nous conduit à poser le problème du fondement du genre. En d'autres termes : qu'est-ce qu'une tragédie ? Qu'est-ce qui apparente Electre de Giraudoux, en profondeur, à une tragédie ?

D. La notion de tragédie

Il me semble que tout élève est capable à l'issue de l'étude de Giraudoux et à l'aide des cours et des lectures, de définir une tragédie. Il sait que la tragédie met en oeuvre le destin. Il sait aussi, à partir de oeuvres du XVIIème siècle qu'il a étudiées en classe, que la tragédie met en oeuvre des forces divines.

S'il s'agit dès lors de se demander si le destin est à l'oeuvre dans Electre de Giraudoux, on peut aisément répondre oui - à condition de se justifier !); et il en est de même en ce qui concerne les dieux, même si la présence de ces derniers n'a pas tout à fait la même force que dans une pièce classique ou antique.

Par contre, il pourrait être intéressant de dépasser le schéma précédent pour essayer de comprendre l'intérêt de la tragédie. On sait qu'à l'époque antique, la tragédie avait pour but de faire comprendre au spectateur sa solidarité de fait dans la cité; à lui proposer une lecture du monde et des choix dans les hésitations qui pouvaient être les siennes. On sait aussi que le ressort final de la tragédie était l'horreur.

Il me semble que poser ces questions c'est comprendre que Giraudoux
n'avait guère de choix -s'il était un écrivain de talent- que de
renouveler la tragédie. Mais parler de renouvellement de la tragédie,
c'est signifier que malgré des différences (et c'est là qu'il importe de
voir lesquelles et pourquoi ces différences portent sur tel ou tel
point), le fond de l'Žuvre reste profondément dans la lignée des
tragédie.
En d'autres termes, le sujet pose -comme dans 98% des cas- un paradoxe :
on a une chose et son contraire. Or, la résolution d'un paradoxe passe
la plupart du temps par un déplacement du problème : ce n'est pas tout à
fait une chose et son contraire, c'est plutôt une manière un peu
différente d'envisager les choses.
 
Ainsi, poser le problème des différences d'Electre de Giraudoux par
rapport à une pièce classique, reviendrait effectivement à noter que:
- Il n'y a pas de vers (genre noble par excellence)
- Il n'y a pas 5 actes (mais on revient peut-être aux origines de
l'Antiquité)
- on mélange des personnages d'origine sociale différente (ainsi on ne
pourrait imaginer Agathe et le Président, ni même le jardinier ou le
mendiant dans une pièce de Racine ou de Corneille me semble-t-il.
- Enfin (schématiquement) on mélange aussi les tons : à l'époque
classique (XVII° siècle) on ne mélange pas le genre tragique -et donc
sérieux- au genre comique.
 
Une fois ces différences soulignées, on pourrait les justifier par la
nécessaire adaptation d'une pièce à son époque et montrer qu'après le
drame romantique ou bourgeois, il paraît peut-être difficile de recopier
le même type de pièce que celles du XVII° siècle. De surcroît, la
société change et roi, reine, famille royale sont peut-être
désacralisées depuis la Révolution.Enfin, d'autres intérêts littéraires
apparaissent comme l'histoire policière, d'autres thèmes font leur
apparition comme le problème de la femme dans la société et les droits
nouveaux qu'elle mérite de conquérir...
 
Il importe donc que l'Žuvre s'adapte à son public et qu'elle se fasse
l'écho de préoccupation modernes. C'est peut-être pourquoi, si les dieux
sont évoqués, on sent vers la fin plus une fatalité qu'une manifestation
réelle des Dieux. On perçoit aussi une dimension sociale dans
l'intervention d'Electre qui représente (chercher le passage acte II
scène 8) "toutes les rides et toutes les ombres dans les visages joyeux"
ou "les servantes" et les "laveuxes" et "les maçons", preuve que le
problème de la tragédie, dans sa dimension de représentativité sociale,
s'est déplacé par rapport à ce qu'il était à l'époque classique. Enfin,
on pourrait faire remarquer que la guerre civile qui éclate n'est pas
sans évoquer le contexte de l'époque de Giraudoux et la guerre
d'Espagne.
 
Pourtant, malgré sa fantaisie, ses écarts, Electre de Giraudoux peut
être perçue comme une véritable tragédie.
Peut-être d'ailleurs à double titre:
- d'abord parce que le destin semble faire qu'une pièce qui semblait
s'orienter vers un drame bourgeois dans le premier acte, finit par
glisser vers ce qu'elle n'a au fond jamais cessé d'être : une tragédie.
- ensuite parce que le destin est omniprésent, qu'on évoque les dieux
(Egisthe, ou son serviteur acte 1 scène 3) ou qu'on évoque le mystère de
la Nature qui fait que le goujon se déclare à un moment fixé d'avance,
comme Electre devra le faire à son tour pour respecter cet ordre
naturel.
 
En réalité, Giraudoux réussit ce que Gide réussit avec le roman, ce
genre sans règle : il fait une tragédie en s'écartant des canons
classiques.
 
Et à ce propos, il pourrait être intéressant de se demander si les
tragédies du XVII° siècle étaient vraiment les seules formes de
tragédies : ainsi, elles diffèrent des pièces d'Euripide et de Sophocle
dans la mesure où, elles aussi, elles s'adaptent à leur époque, aux
bienséances, aux usages sociaux et moraux [encore faudrait-il le
montrer]: c'est ce qui fait de Giraudoux un véritable artiste, comme
Racine et Corneille pour la tragédie ou Molière et Chaplin pour la
comédie.
 
Car, après tout, il nous conduit à réfléchir sur le sens du tragique et
de la tragédie. Il le fait d'ailleurs à plusieurs reprises, mais il est
édifiant qu'il le fasse tout particulièrement dans le lamento du
jardinier, ce lieu quasiment nulle part, sorte de limbes entre l'acte I
et l'acte II. Le jardinier nous fait alors comprendre que la tragédie
est une sorte de quête de l'absolu par opposition au relatif humain
"ordinaire". C'est bien ainsi que nous comprenons cette dualité de
l'homme, capable de s'élever jusqu'à ce qu'il nomme le divin, en même
temps qu'il est fait de boue ou disons de chair faible et fragile.C'est
cette oscillation que nous montre Giraudoux, restituant à la tragédie sa
dimension de réflexion sur l'homme et ses possibles. Et, en même temps,
si comme le dit Nietzsche dans "la naissance de la tragédie" [NRF
Gallimard "idées" p.155] :
«la ruine de la tragédie grecque nous a paru causée par un étrange
divorce entre ces deux tendances primitives, phénomène qui correspondait
à une dégénérescence et à une transformation du caractère national grec
et qui nous invite à réfléchir sérieusement au lien étroit et nécessaire
qui joint dès leur racine l'art au peuple, le mythe aux mŽurs, la
tragédie à l'Etat»,
dans cette aube qui point à la fin de l'acte II, n'est-ce pas une
démocratie purifiée qui semble promise au peuple des oubliés ?
 


2. Dans un bref avant-propos, le fils de Giraudoux affirme qu'il doit à son père, à "Euripide" et à "Agatha Christie" l'envie d'écrire une nouvelle Electre.

Pensez-vous que ces références grecques et policières permettent d'expliquer l'oeuvre que vous avez étudiée ? Vous illustrerez votre propos d'exemples appropriés.

Elements de réponse

A. REFLEXIONS SUR LE SUJET

1. La base du sujet:

Elle consiste à proposer en réalité une étude d'Electre sous le regard des références grecques et policières. Il s'agit plus particulièrement même de dire si ces références permettent d'expliquer l'oeuvre étudiée

2. L'originalité du sujet :

Elle provient d'un point de départ est l'évocation d'un propos qui mélange les sources d'Electre de Giraudoux,d'Euripide et d'Agatha Christie. On ne doit cependant pas ici trop s'inquiéter de cette référence aux propos du fils de Giraudoux car il ne s'agit en fait que d'un prétexte. La question qui suit cette référence explicite ce que l'on attend de l'élève.

3. La difficulté du sujet:

Elle se trouve à mon sens dans le fait qu'il faut à la fois construire une réponse qui montre comment les références d'Euripide et d'Agatha Christie permettent d'expliquer Electre de Giraudoux

B. ELEMENTS DE REPONSE

1. Electre de Giraudoux est construite sur des références à Euripide, mais aussi sur des références à la tragédie grecque dans son ensemble.

2. De la même manière, Electre nous renvoie à une intrigue policière.

3. Néanmoins, la pièce de Giraudoux, si elle s'inspire des courants grecs et policiers les dépasse

a. par la synthèse de ces deux genres et de ces deux époques différentes;

b. par le recours à une construction en trompe l'oeil et un langage original

c. par une actualisation qui renouvelle en réalité le genre.

 


3. " Le personnage d'Electre est-il humain ou inhumain ?"

Proposition de raisonnement

A. REFLEXION SUR LE SUJET

L'humanité et l'inhumanité d'Electre sont une " tarte à la crème "...

Pourquoi ?

1. Parce qu'il paraît évident qu'Electre est un personnage d'une force hors du commun, qui semble dès le début marquée par les Dieux et le Président lui-même oppose le monde du compromis au monde de l'absolu d'Electre. Il oppose ainsi "l'oubli, la mort, la justice des hommes" qui ,"Sur nos fautes, nos manques, nos crimes, sur la vérité", amassent "journellement une triple couche de terre" à la recherche d'une vérité absolue chez Electre, interdisant toute prescription [acte I, sc 2].

De même, Electre s'éveille peu à peu à la vérité, une vérité qui vient de son tréfonds, comme issue de l'âme, des dieux. [cf acte I sc 8; II,3 "Je le savais"...]

Or, cet éveil d'Electre avait été prévu ( prophétisé ?) par le mendiant [I,3 "Et même la question, aujourd'hui, si vous voulez m'en croire, est de savoir si le roi se déclarera dans Egisthe avant qu'Electre ne se déclare dans Electre]. Et il est prévu comme faisant partie de l'ordre des choses naturelles, de cette programmation du mouvement propre à l'univers tout entier.

Enfin et pour faire court, la présence du mendiant aux côtés d'Electre, le récit qu'il fait des événements lors du meurtre d'Egisthe et de Clytemnestre en anticipant sur la réalité des faits, tout cela témoigne de ce que le personnage principal est inhumain . Inhumain parce qu'inspiré, porté par les dieux.

Mais Electre est aussi un personnage inhumain parce qu'il semble ne pas avoir de coeur,tant vis à vis de sa mère que d'Oreste qui aspire à un bonheur qui lui sera refusé, ou encore vis-à-vis d'une population au fond innocente et qui verra sa ville mise à feu et à sang.

2. Cependant, par bien des côtés, Electre est humaine. Elle est bonne puisqu'elle n'aime pas les méchants ( "Moi, je suis un peu de l'avais d'Electre.Je n'aime pas beaucoup les méchants. J'aime la vérité" dit le Jardinier à la scène 2 de l'acte I); elle est sensible puisqu'elle aime les fleurs ("Electre adore mon jardin" I,2); elle "est pieuse" toujours selon le jardinier (I,2); elle est douce (le jardinier, I,3).Comme bien des jeunes filles, Electre aime son père et ce dernier est un peu comme le premier homme au point qu'elle commence d'ailleurs à le disputer à sa mère. Comme une jeune adolescente, elle s'oppose à sa mère, à propos de vétilles (l'histoire du poussé pas poussé comme le dira le mendiant); comme une jeune adolescente (cf. Antigone) elle est entière ("Si c'est moi qui ai poussé Oreste, j'aime mieux mourir, j'aime mieux me tuer" -I,4-). Enfin, Electre est tendre avec la femme Narsès à la fin et elle entoure son frère de ses bras pendant son sommeil pour le protéger et lui apporter une chaleur maternelle (II,1).

Enfin, Electre est humaine parce qu'elle est du côté des faibles, des innocents et des pauvres. On le découvre dans sa tirade acte II scène 8, quand elle se déclare à son tour ( "On m'avait donné le dos d'un hâleur [...] un gros petit enfant tout nu [...] le cri d'un oiseau pris que l'on relâche [...] le maçon que je vis tomber un jour de l'échafaudage [...] et le jeune homme malade qui tousse" ); on le découvre à la scène 9 lorsque les mendiants entrent et entourent Electre.

B. SCHEMA DE RAISONNEMENT

Poser ainsi les deux côtés d'Electre ne saurait répondre au sujet. Certes, le sujet suppose, pour qu'on lui réponde, que l'on étudie et que l'on montre ces deux côtés d'Electre, mais cela nous conduit à un paradoxe dont il faut trouver la clé.

On peut d'ailleurs partir de cette notion de paradoxe pour déboucher sur une explication. La première qui vient aux lèvres est qu'Electre est double parce que la pièce est double : au fond, par certains côté (et particulièrement la tentation du drame bourgeois ou du vaudeville) Electre est une pièce qui s'apparente au caratère humain du théâtre, alors que par son tragique , elle renvoie à une dimension qui dépasse l'homme. Faut-il dès lors y voir la force de Giraudoux, scrutant la réalité du monde et cherchant à comprendre comment des hommes peuvent être à la fois si humains et glisser vers la guerre et les conflits de manière aussi inexorable ? Sans doute.

Mais une autre raison apparaît dans la modification du public : Giraudoux s'adresse à un public qui n'est plus l'élite du XVII° pour laquelle on écrivait en priorité des tragédies. Le public de Giraudoux est celui des gens ordinaires. Or ces gens ordinaires peuvent être aussi les héros des tragédies : il suffit de voir comment ils sont du côté de la justice avec Electre et d'entendre le mendiant prophétiser l'aurore nouvelle.

Enfin, on pourrait arguer que l'homme tout entier n'est qu'un composé paradoxal qui réunit grandeur et petitesse un peu à la manière de Pascal.

Il suffit donc d'articuler le raisonnement d'ensemble du devoir sur le rapport entre l'humanité et l'inhumanité d'Electre pour glisser ensuite sur une forme d'explication d'un apparent paradoxe

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4. La pièce d'Electre se réduit-elle pour vous à l'histoire d'une vengeance ou bien est-elle beaucoup plus ?

Vous chercherez à définir les enjeux de la pièce en vous appuyant sur la lecture que vous en avez faite.
 

Axes de raisonnement

A. REFLEXION SUR LE SUJET

1. Qu'est-ce qui peut bien justifier qu'Electre soit l'histoire d'une vengeance ?

Non seulement il faut étayer cette thèse, mais il faut le faire avec l'idée de montrer que c'est la thèse qui "saute aux yeux"

2. Qu'est-ce qui, cependant, laisse entrevoir que cette vengeance puisse être discutée ?

 

3. Quels autres aspects plus importants semblent se profiler derrière cette histoire de vengeance ?

 

4. Pourquoi une pièce en "trompe-l'oeil" ?

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7. "Electre est un merveilleux festin. Le menu est chargé. Hors d'oeuvres à discrétion." dixit Kent.

En quoi cette citation rend elle compte de votre lecture personnelle?

Axes de raisonnement rapide

Que répondez-vous d'abord à cette question ?

Oui !

Non seulement il y a beaucoup de choses à relever ici et là,mais le plat de résistance est remarquable et le dessert fait aussi plaisir.

Dès lors quel plan simple adopter ?

1. Electre est une oeuvre fascinante par sa variété

2. De surcroît, Giraudoux aborde le thème du tragique du mythe d'Electre

3. Mais il l'adapte et le rend parfaitement adapté à un public moderne, ce qui en fait un délice.

Oui, on se régale, du début à la fin et que l'on aborde l'oeuvre superficiellement, ou en profondeur.

Ceci dit on peut traiter aussi le sujet de manière différente et plus progressive .

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OEUVRES DIVERSES

 

EN ATTENDANT GODOT

S. BECKETT

1. Sur En attendant Godot de S. Beckett : Peut-on parler à propos de cette oeuvre de tragédie moderne ?

(variante : L'oeuvre En attendant Godot est-elle une tragédie ?)
Etude demandée par S.M., et A. M. C. 2nde au Costa-Rica
Septembre 98
 
 
Quelles sont les questions à se poser sur ce sujet ?

A. D'abord s'interroger sérieusement sur ce que l'on peut appeler une tragédie.

B. Ensuite s'interroger sur ce que l'on peut entendre avec cette référence à une tragédie moderne : cela ne suppose-t-il pas inévitablement qu'il faille donc nuance le jugement sur En attendant Godot - tragédie ? Celà ne suppose-t-il pas que selon les critères étroits d'une tragédie antique, ou classique, on ne pourrait pas voir dans En attendant Godot une tragédie, mais qu'il convient de s'attarder plus longuement sur cette pièce, pour comprendre en quoi elle est une tragédie ?

Dès lors, on a :

- et les éléments principaux de la trame du sujet

- et l'introduction

- et le plan à développer.

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