LETTRES ANGEVINES

Par Yvon JOSEPH-HENRI
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CORRIGES

SEMAINE 1

 

XVIème siècle

Je ne reviendrai pas sur le remarques que j'ai faites sur le travail qui m'a été rendu concernant ce chapitre.

Par contre, on ne peut parler du XVI ème siècle sans évoquer un lent mouvement commencé depuis les siècles précédents : découvertes diverses (imprimerie, rotondité du globe, mouvement de la terre autour du soleil). L'impact de ces découvertes a été lent mais réel. Elles ont contribué d'une part à remettre en cause les dogmes, et notamment le pouvoir de l'Eglise qui refuse d'admettre que la terre puisse tourner autour du soleil et qui brûle ceux qui soutiennent ces thèses. Dès lors, l'Eglise se discrédite plus ou moins puisqu'elle confond rôle spirituel et rôle temporel et mélange science et foi. Par ailleurs, ces découvertes font renforcer l'impact de la science, et l'imprimerie va contribuer à répandre le savoir. La redécouverte aussi de la littérature antique pousse de plus en plus d'individus, d'hommes de lettres et de chercheurs à apprendre le latin, le grec, voire l'hébreu et à se plonger dans la lecture des textes anciens et dans leur traduction. On se rend compte alors que l'enseignement pratiqué jusqu'alors ne permettait souvent pas d'accéder à ces trésors. De même on découvre la pratique directe des textes antiques. Mieux, on s'aperçoit que l'on peut lire la Bible dans son texte grec ou en hébreu : il devient dès lors possible de commenter par soi-même ces textes, voire de critiquer les interprétations faites des textes religieux.

On assiste dès lors à un double mouvement : l'un d'une recherche de vérité qu'il s'agisse de science, de littérature ou de textes religieux; l'autre, d'une tentative de limitation de cette vérité, de cette liberté dont on craint qu'elle ne fasse éclater toute autorité.

Parallèlement à ces phénomènes dont il ne faut pas négliger l'importance, le siècle est en proie à de nombreux tourments : épidémies, famines, troubles politiques...On croit à la fin du monde et des prophètes annoncent périodiquement son arrivée imminente. On assiste aussi à des remises en cause des pratiques et des enseignements de l'église ou des tentatives de retour à des formes plus "pures", plus proches des pratiques de pauvreté du Christ : de là des ordres qui s'occupent des pauvres et des nécessiteux, de là aussi des schismes comme le protestantisme (Luther en Allemagne, Calvin à Genève).

Mais, en France, ces luttes entre protestants et catholiques cachent des clivages politiques et des luttes pour le pouvoir. Il en résulte une guerre civile qui débutera en gros sous François 1er et se terminera avec Henri IV.

Pour ma part, je trouve que deux oeuvres rendent bien compte de l'atmosphère de ces époques outre les Discours de Ronsard et les Tragiques d'Agripa d'Aubigné : L'Oeuvre au Noir de Marguerite Yourcenar et la Corne du Bélier de Singer. On se souviendra aussi du personnage de Götz von Berlichingen qui donnera lieu à une pièce de Goethe (Götz von Berlichingen ) et une pièce de Sartre (le Diable et le Bon Dieu) : l'intervention de Götz trouve son origine dans un soulèvement de paysans et de villageois contre la noblesse et qui en appelait à l'arbitrage des autorités religieuses qui, loin de prendre fait et cause pour ces misérables, soutinrent le pouvoir temporel en place.

Quant à l'humanisme, on parle souvent d'une prééminence donnée à l'homme, comme si elle n'existait pas antérieurement. En réalité les choses sont plus complexes. Schématiquement, on pourrait dire que la pratique d'une partie de l'Eglise consiste à considérer que l'homme est une créature privilégiée sur terre, que Dieu a fait à son image. Mais, à partir d'une idéologie mêlée de platonisme, on considère que la part divine de l'homme est l'âme, le corps étant l'enveloppe matérielle, donc impure. Dans cette logique, on en vient à laisser entendre qu'il faut privilégier l'âme au détriment du corps et que la véritable élévation du chrétien est dans le mépris du corps. Il en résulte ces pratiques de mortification que Tartuffe évoquera hypocritement ("ma haire et ma discipline", discipline que l'on voit mise en oeuvre dans le film tiré du nom de la rose d'Umberto Ecco,lorsqu'on voit un moine qui se fouette pour avoir cédé aux péchés de la chair). L'homme est perçu donc comme le représentant de Dieu sur terre et son âme, la part divine en lui.

L'humanisme rééquilibre tout cela, et Rabelais justement avec son Frère Jean des Entommeures refuse une vie qui tournerait le dos à la vie, d'une réhabilitation du corps au côté de l'âme dans l'éducation de Gargantua. La science a montré aussi que la terre n'est pas le centre du monde et que le soleil n'est pas conçu pour l'éclairer. Dès lors se trouve relativisée l'importance de l'homme. Certes, ce dernier reste important dans une vision chrétienne du monde, mais il représente - en dehors de son intelligence et de son aptitude à penser, de sa faculté d'avoir une âme- un élément en harmonie dans le monde, qui simplement qu'une sorte de représentation à une autre échelle, d'autres mondes plus petits ou plus grands. Sans doute du fait de cette conception, et aussi dans l'état balbutiant de la science, l'homme du XVIème siècle se voit comme cherchant à dénombrer ce monde dans lequel il vit . Or, cette pratique d'un compte des especes végétales, animales, des connaissances acquises, se trouve curieusement en harmonie avec les besoins d'une nouvelle langue qu'il faut développer en France, d'une nouvelle littérature qui se cherche.

Dans le détail, on pourrait suggérer aussi les différentes écoles de poésie qui apparaissent et l'importance de "l'école lyonnaise" et Maurice Scève par exemple.

 

CAMUS

PREMIERE PARTIE

1. CHAPITRE I

  1. Aujourd'hui : temps de départ du récit [ nous sommes en réalité le jeudi]
  2. Deux heures de l'après-midi (autobus; arrivée prévue dans l'après-midi) : cet horaire est attesté au § 2 ( "je prendrai l'autobus à deux heures") et repris § 3 ("j'ai pris l'autobus à deux heures").
  3. Le soir était tombé brusquement. Très vite, la nuit s'était épaissie au-dessus de la verrière. (Pendant la veillée)
  4. Je crois que j'ai somnolé un peu.
  5. Peu après, une des femmes s'est mise à pleurer [ § 16 après l'entrée des amis de la mère de Meursault]. La femme pleurait toujours. Après un long moment.
  6. Nous sommes restés un long moment ainsi. [§ 17]
  7. Ensuite, je ne sais plus. La nuit a passé [ § 18] [ Le vendredi commence]
  8. Quand je suis sorti, le jour était complètement levé [ § 19]
  9. Il m'a prévenu qu'il faudrait au moins trois quarts d'heure de marche pour aller à l'église qui est au village même[§ 22]
  10. Je ne sais pas pourquoi nous avons attendu assez longtemps avant de nous mettre en marche

    Il résulte de tous ces relevés que les axes temporels sont nombreux :

    D'une part, il y a le temps réel d'écoulement du récit : un jour et demi (du jeudi vers midi au vendredi midi pour l'enterrement et au vendredi soir pour le retour à Alger).

    Ensuite, le temps qui s'écoule est fréquemment évoqué par des références à l'heure, ou à la nuit qui tombe et donc aux lumières qu'on allume, ou encore au jour qui se lève, ou encore à la course du soleil dans le ciel. De temps en temps, c'est la durée du trajet qui est précisée (2H pour le départ du bus, arrivée dans l'après-midi; 3/4 d'heure pour le chemin de l'asile au cimetière).

    Pourtant, malgré ces indications, on ne peut s'empêcher de noter une certaine imprécision qui fait basculer le récit dans un temps au fond sommaire :

    Nous ne pouvons nous situer dans un temps précis d'année, de jour. Nous avons plus le sentiment d'un temps étiré auquel s'ajoute l'impression d'un passé lointain auquel contribue le passé composé. Impression de léthargie ? Sans doute . Pourquoi ? Peut-être pour mieux faire ressortir le mode de vie de Meursault, à la limite de la monotonie, rythmé par le travail et l'ordinaire de la vie. L'habitude est un mot repris de Meursault qui semble conditionner sa vie. Voilà pourquoi, ce qui sort de l'ordinaire est dérangeant, comme était dérangeant le fait d'aller le dimanche voir sa mère et de perdre ainsi le seul jour de liberté qu'il avait. Mais qu'en faisait-il de ce jour ? Nous n'aurons pas longtemps à attendre pour le savoir : le chapitre II nous le dévoilera !

Il me semblait que le convoi marchait un peu plus vite. Autour de moi c'était toujours la même campagne lumineuse gorgée de soleil. L'éclat du ciel était insoutenable. A un moment donné, nous sommes passés sur une partie de la route qui avait été récemment refaite. Le soleil avait fait éclater le goudron. Les pieds y enfonçaient et laissaient ouverte sa pulpe brillante. Au-dessus de la voiture, le chapeau du cocher, en cuir bouilli, semblait avoir été pétri dans cette boue noire. J'étais un peu perdu entre le ciel bleu et blanc et la monotonie de ces couleurs, noir gluant du goudron ouvert, noir terne des habits, noir laqué de la voiture. Tout cela, le soleil, l'odeur de cuir et de crottin de la voiture, celle du vernis et celle de l'encens, la fatigue d'une nuit d'insomnie, me troublait le regard et les idées.Je me suis retourné une fois de plus : Pérez m'a paru très loin, perdu dans une nuée de chaleur, puis je ne l'ai plus aperçu. Je l'ai cherché du regard et j'ai vu qu'il avait quitté la route et pris à travers champs. J'ai constaté aussi que devant moi la route tournait. J'ai compris que Pérez qui connaissait le pays coupait au plus court pour nous rattraper. Au tournant il nous avait rejoints. Puis nous l'avons perdu. Il a repris encore à travers champs et comme cela plusieurs fois. Moi, je sentais le sang qui me battait aux tempes.`

Préparer une introduction du passage.

Introduction :

Meursault, un modeste employé de bureau qui vit à Alger dont la mère vient de mourir accompagne sa dépouille mortelle jusqu'au cimetière. Nous sommes à la fin du chapitre I de l'Etranger et, peu après ce passage et la mise en terre Meursault regagnera son domicile.

Le nom de Meursault n'est, semble-t-il pour Camus, que l'association de mer et de soleil. Mais il n'est pas nécessaire pourtant d'aller si loin pour s'apercevoir de l'importance du soleil: le passage ci-dessus est tout entier marqué par la puissance du soleil. Cette puissance est d'ailleurs telle que l'événement raconté semble secondaire, soulignant le paradoxe du roman dont le récit au premier plan cède la place à un récit plus profond, mais qui à travers un ensemble de symboles, ouvre la voie à une autre réalité, celle du monde de Camus et de ses significations.

1. LE RECIT.

2. LE SYMBOLE

NB. Cette étude n'enlève rien au travail de Debbie qui me paraît excellent et que je vous recommande de lire attentivement

 

SARTRE

1. Acte I

Tout au long de l'acte I on peut remarquer que les différentes scènes ont pour but de permettre à faire évoluer le personnage d'Oreste dans ses décisions. En effet, alors qu'il s'apprête à quitter Argos, déçu par la ville qu'il découvre, à la fin de l'acte, il annonce à Jupiter son intention de rester.

De plus, sa décision apparaît peut-être plus comme une sorte de défi que comme une simple envie profonde comme celle qu'il ressentait de vouloir s'ancrer dans un lieu.

C'est donc pour aboutir à ce mouvement que les scénes évoluent selon une certaine forme de construction :

Oreste rencontre Jupiter à la scène 1 qui tente de le dissuader de rester. Scène 2 Oreste finit par décider de partir, lorsque surgit Electre à la scène 3. Dès lors, Oreste écoute les confidences d'Electre à la scène 4 qui le sonde aussi , mais, avant qu'il ait le temps de répondre, Clytemnestre, leur mère apparaît et l'invite à s'en aller.Dès lors, sans doute têtu, mais aussi penchant du côté de sa soeur isolée, Oreste décide de rester.

En résumé, l'acte I traduit à la manière classique l'acte d'indécision des pièces classiques.

Le personnage d'Oreste est présenté dans l'acte I d'une manière toute originale par Sartre. C'est en effet un personnage qui - la scène 2 en témoigne- n'appartient pas à Argos, n'étant pas de la ville. Cela signifie pour Sartre qu'il n'a pas la même culture, n'ayant pas vécu au milieu des habitants d'Argos. Oreste est donc le type même du batard, celui , qui n'est qu'à moitié légitime. Il l'est doublement puisqu'il n'a pas été complice du meurtre accompli et donc qu'il n'endosse pas le repentir des habitants de la ville.

S'il est nostalgique de la vie qu'il n'a pas eu, c'est parce qu'il se sent seul et qu'il a besoin pour se sentir exister d'au moins marquer son sillon dans l'histoire des hommes. C'est la deuxième caractéristique des héros sartrien -du moins de ceux qui appartiennent à la lignée de Goetz (Le Diable et le Bon Dieu).Or, Oreste est intelligent, il est lucide et capable donc d'analyser sa relation au monde et aux autres : il voit clair dans le jeu de Jupiter et s'il éprouve de l'irritation, c'est peut-être parce qu'il n'est pas dupe et qu'il a du mal à supporter la servilité des autres hommes.

Dès lors, Oreste pourra décider d'agir en faveur des gens d'Argos. Cet acte est un choix délibéré : pour qu'il y ait choix, il faut inévitablement qu'Oreste soit libre. Mais par son acte, il impose aussi aux gens d'Argos de regarder la vérité en face. Cet acte cependant n'est pas destiné à prendre la place d'Egisthe ou d'Agamemnon : il s'agit de rendre les autres hommes libres.

L'intellectuel est donc devenu un homme d'action : c'est en résumé la vie de Sartre.

Il est à noter que le Pédagogue porte le nom de sa fonction. Il joue un double rôle : celui du confident d'Oreste -un peu à la manière des pièces classiques du XVIIème siècle-, mais c'est aussi celui qui a initié Oreste à la culture, qui l'a façonné et qui l'a façonné libre. Oreste fait partie d'une nouvelle race d'intellectuels, libérés des chaînes habituelles , des aliénations dues aux préjugés .

Mais, à côté de ces fonctions, le Pédagogue a aussi une fonction de faire valoir Oreste. Cette dimension n'est pas sans rappeler le personnage de Sganarelle par rapport à DonJuan dans la pièce du même nom de Molière. En particulier, les peurs, les fatigues du pédagogue font rire, qu'il s'agisse de la scène 1 del'acte I ou de la scène 5 de l'acte III. Mais, en même temps, il permet de mesurer la dimension d'Oreste, homme jeune (opposé au vieillard pusillanime) : Oreste s'affranchit du Pédagogue qui est non seulement son serviteur au sens sociologique, mais au sens symbolique. En effet, le savoir n'est pas une fin en soi, comme semble le penser le Pédagogue qui passerait son temps à voyager ; le savoir doit être mis au service de la vie, et donc des hommes.

Scène 1

 

La scène 1 de l'acte I est traditionnellement une scène d'introduction, de situation. Cette scène des Mouches n'échappe pas à la règle, même si le personnage entre directement en scène. Nous apprenons dans cette scène :

  1. Que nous sommes à Argos, où Oreste est né et où il recherche le palais du roi Egisthe
  2. On y apprend l'assassinat d'Agamemnon à son retour de Troie par sa femme Clytemnestre et Egisthe l'amant de celle-ci. Jupiter souligne la culpabilité de la population complice par son silence du meurtre qui a eu lieu. Depuis, les mouches symbolisent la punition des dieux pour ce meurtre et la complicité de la population pour le plus grand bonheur des dieux qui y trouvent leur compte sous forme d'une piété renforcée.
  3. Cet assassinat a eu lieu il y a 15 ans très exactement
  4. Electre, la fille d'Agamemnon vit dans le palais d'Egisthe
  5. Oreste, fils d'Agamemnon passe pour mort .

Cependant, l'action se contruit dans le même temps, puisqu'Oreste découvre en Jupiter un adversaire qui cherche à le détourner d'éventuelles envies de vengeance. Dans le même temps apparaît déjà l'ambiguïté de Jupiter, dont on se demande jusqu'où vont ses pouvoirs véritables. Enfin, nous percevons aussi la collusion plus ou moins implicite entre le pouvoir et la religion, l'un et l'autre profitant de la crédulité des masses pour asseoir leur autorité.

En somme, dès cette scène 1, on peut percevoir le germe de la fin de la pièce, acte III, scène 6

  • les moyens mis en oeuvre pour répondre à cette fonction.

Pour répondre à cette nécessité d'introduire et de situer, Sartre utilise un ensemble d'éléments :

  • Le soleil => Grèce
  • Les dieux => Jupiter et évocation de Jupiter Ahenobarbus
  • Evocation de la méditerranée
  • Guerre de Troie
  • Vêtement noir des femmes
  • Population de femmes présentes dans la ville
  • Mouches => villes chaudes

DISSERTATION 1

Selon Michel Butor, «le romancier [...] nous présente des événements semblables aux événements quotidiens

Partagez-vous ce point de vue ? Vous vous appuyerez pour votre réponse sur l'Etranger de Camus, ou, à votre choix, sur Gargantua de Rabelais, Le Noeud de Vipères de Mauriac, Les Faux-Monnayeurs de Gide

 1. Analyse du sujet et de sa problèmatique.

II. LE SUJET ET LA MANIERE DE LE POSER.

Poser un sujet de devoir en français revient à mettre en évidence un paradoxe.Bien sûr, avant d'en arriver là, on peut simplement répondre à une question, exposer un point de vue. Mais la méthode reste limitée -sauf lorsqu'elle sait dépasser un simple exposé pour devenir plaidoyer ou réquisitoire et prévoir à l'avance les contradictions éventuelles-.

Le point de départ de ce sujet réside dans l'idée apparente et que l'on peut difficilement réfuter que le roman nous présente des événements semblables à la réalité. Pourtant, et c'est là le paradoxe, le roman n'est pas la réalité. Poser ce paradoxe consiste aussi à comprendre pourquoi le roman en apparence imite le réel mais, au fond s'en éloigne.

Ainsi on pourra montrer

  • que le roman emprunte des apparences, des formes du réel;
  • mais qu'il organise ces apparences et que par là et par d'autres aspects il s'éloigne du réel.
  • Enfin que s'il procède ainsi, c'est qu'il répond à une fonction d'exploration du monde en profondeur, visant à l'éclairer pour le lecteur . Loin d'être une reproduction du réel, le roman n'est pas non plus une simple histoire, il est généralement une réflexion signifiante sur l'homme est sa vie.

Tout est donc dans la construction du raisonnement.

III. L'introduction

Je souhaite que les introductions soient dignes de ce nom.

On peut adopter le schéma suivant pour prendre l'habitude d'amener son sujet :

1. Mise en route
2. Introduction du sujet
3. Introduction des axes du sujet.

A titre d'exemple, sans que soit une référence de qualité -mais plutôt de méthode-, je propose donc comme introduction le texte suivant :

Si le roman a depuis longtemps acquis ses lettres de noblesses, il reste profondément énigmatique, suscitant analyses et commentaires. Certains, comme Gide, le feignent de le voir sans loi, tandis que d'autres, comme Butor, font remarquer que "le romancier (...) nous présente des événements semblables aux événements quotidiens.». Pourtant, que dire de tous ces épisodes rocambolesques qui jalonnent la littérature ? Est-ce à dire que pour Butor que le romancier n'a plus d'autre issue actuellement que de simuler la réalité quotidienne ? Pourquoi ? Sans compter que l'on peut aussi s'interroger sur la véritable valeur de ces événements. L'intérêt profond d'un roman repose-t-il sur son histoire, sur la vraisemblance de celle-ci ou au contraire sur sa dimension à recréer un monde à surtout à donner un sens à notre vision du monde ?

 III. LE DEVELOPPEMENT

Pour un développement complet, je vous renvoie aux idées évoquées pour le sujet et au plan proposé, voire au plan esquissé dans l'introduction.

N.B.: Les ouvrages cités ici et là peuvent être lus sans dommage ! ;o)
C'est même une occasion de réfléchir aux analyses que je fais et qui sont forcément discutables.