LETTRES ANGEVINES

Par Yvon JOSEPH-HENRI
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L'Etranger

de Camus

[sommaire]

[I.Structure de l'oeuvre]

[I.1.Les deux parties] [I.1.1 la mort de la mère] [I.1.2 la mort de Meursault]

[II. Approfondissement]

Première partie [1.Chapitre I] [2. Chapitres II à VI] [3. Chapitre VI : le meurtre]

[III. Thematiques et personnages]


I. Structure du l'oeuvre

1. Deux grandes parties :

I. La mort de la mère

Ch.1: la nouvelle de la mort de la mère de Meursault / l'hospice / la veillée / l'enterrement

Ch.2: le réveil le samedi / Marie / le cinéma /le dimanche

"J'ai pensé que c'était toujours un dimanche de tiré, que maman était maintenant enterrée, que j'allais reprendre mon travail et que, somme toute, il n'y avait rien de changé".

Ch.3: au bureau / avec Emmanuel : course pour monter sur le camion / Céleste / les voisins : Salamano et son chien; Raymond Sintès

Allusion par Raymon à la mort de la mère de Meursault.

Ch.4 : dimanche (résumé rapide des événements de la semaine). Récit du samedi avec Marie : la plage à quelques kilomètres d'Alger; retour chez Meursault. Marie, Salamano, Sintès et la femme, l'agent chez Sintès. Départ de Marie, arrivée de Raymond. Salamano a perdu son chien. Le vieux frappe à la porte de Meursault

"Son lit a craqué. Et au bizarre petit bruit qui a traversé la cloison, j'ai compris qu'il pleurait. Je ne sais pas pourquoi j'ai pensé à maman. Mais il fallait que je me lève tôt le lendemain. Je n'avais pas faim et je me suis couché sans dîner"

Ch.5 : Au bureau, coup de fil de Raymond à Meursault. La proposition du patron de Meursault de l'envoyer à Paris./ Marie et sa demande en mariage / Céleste, la bizarre petite femme / Salamano qui n'a pas retrouvé son chien et se confie à Meursault

"Il [Salamano] m'a dit que maman aimait beaucoup son chien. En parlant d'elle, il l'appelait «votre pauvre mère» . Il a émis la supposition que je devais être bien malheureux depuis que maman était morte et je n'ai rien répondu. Il m'a dit alors, très vite et avec un air gêné, qu'il savait que dans le quartier on m'avait mal jugé parce que j'avais mis ma mère à l'asile, mais il me connaissait et il savait que j'aimais beaucoup maman. J'ai répondu, je ne sais pas encore pourquoi, que j'ignorais jusqu'ici qu'on me jugeât mal à cet égard, mais que l'asile m'avait paru une chose naturelle puisque je n'avais pas assez d'argent pour faire garder maman."

Ch.6. Le dimanche / Marie et Meursault vont rejoindre Raymond/ La plage, le meurtre.

II. La mort de Meursault

Ch.1 : le juge d'instruction et l'interrogatoire / l'avocat / 2ème interrogatoire

"Tout était si naturel, si bien réglé et si sobrement joué que j'avais l'impression ridicule de «faire partie de la famille». Et au bout des onze mois qu'a duré cette instruction, je peux dire que je m'étonnais presque de m'être jamais réjoui d'autre chose que de ces rares instants où le juge me reconduisait à la porte de son cabinet en me frappant sur l'épaule et en me disant d'un air cordial : « C'est fini pour aujourd'hui, monsieur l'Antéchrist» On me remettait alors entre les mains des gendarmes."

Ch.2 : la prison / visite de Marie / les difficulés de la vie en prison : femmes, cigarettes, ennui, sommeil

" Mais en même temps et pour la première fois depuis des mois, j'ai entendu distinctement le son de ma voix. Je l'ai reconnue pour celle qui résonnait déjà depuis de longs jours à mes oreilles et j'ai compris que pendant tout ce temps j'avais parlé seul. Je me suis souvenu alors de ce que disait l'infirmière à l'enterrement de maman. Non, il n'y avait pas d'issue et personne ne peut imaginer ce que sont les soirs dans les prisons."

Ch.3 : le procès , le premier jour

" L'audience a été levée. En sortant du palais de justice pour monter dans la voiture, j'ai reconnu un court instant l'odeur et la couleur du soir d'été. Dans l'obscurité de ma prison roulante, j'ai retrouvé un à un, comme du fond de ma fatigue, tous les bruits familiers d'une ville que j'aimais et d'une certaine heure où il m'arrivait de me sentir content. Le cri des vendeurs de journaux dans l'air déjà détendu, les derniers oiseaux dans le square, l'appel des marchands de sandwiches, la plainte des tramways dans les hauts tournants de la ville et cette rumeur du ciel avant que la nuit bascule sur le port, tout cela recomposait pour moi un itinéraire d'aveugle, que je connaissais bien avant d'entrer en prison. Oui, c'était l'heure où, il y avait bien longtemps, je me sentais content. Ce qui m'attendait alors, c'était toujours un sommeil léger et sans rêves. Et pourtant quelque chose était changé puisque, avec l'attente du lendemain, c'est ma cellule que j'ai retrouvée. Comme si les chemins familiers tracés dans les ciels d'été pouvaient mener aussi bien aux prisons qu'aux sommeils d'innocents ".

Ch.4 : le procès , le réquisitoire de procureur, la plaidoirie de la défense, le verdict

Ch.5 : le temps en cellule à attendre: méditation sur la peine de mort./ la visite de l'aumonier /

"Lui parti, j'ai retrouvé le calme. J'étais épuisé et je me suis levé sur ma couchette. Je crois que j'ai dormi parce que je me suis réveillé avec des étoiles sur le visage. Des bruits de campabne montaient jusqu'à moi. Des odeurs de nuit, de terre et de sel rafraîchissaient mes tempes. La merveilleuse paix de cet été endormi entrait en moi comme une marée. A ce moment, et à la limite de la nuit, des sirènes ont hurlé. Elles annonçaient des départs pour un monde qui maintenant m'était à jamais indifférent. Pour la première fois depuis bien longtemps, j'ai pensé à maman. Il m'a semblé que je comprenais pourquoi à la fin d'une vie elle avait pris un «fiancé», pourquoi elle avait joué à recommencer. Là-bas, là-bas aussi, autour de cet asitle où des vies s'éteignaient, le soir était comme une trêve mélancolique. Si près de la mort, maman devait s'y sentir libérée et prête à tout revivre. Personne, personne n'avait le droit de pleurer sur elle. Et moi aussi, je me suis senti prêt à tout revivre. Comme si cette grande colère m'avait purgé du mal, vidé d'espoir, devant cette nuit chargée de signes et d'étoiles, je m'ouvrais pour la première fois à la tendre indifférence du monde. De l'éprouver si pareil à moi, si fraternel enfin, j'ai senti que j'avais été heureux, et que je l'étais encore. Pour que tout soit consommé, pour que je me sente moins seul, il me restait à souhaiter qu'il y ait beaucoup de spectateurs le jour de mon exécution et qu'ils m'accueillent avec des cris de haine."

2. La vie, la mort, l'amour :

I. La vie

Commencer une étude de l'Etranger en parlant de la vie paraît totalement hors de sujet tant on a l'impression de ce que la mort est omniprésente.

Et pourtant,

II. La mort

 

III. L'amour

 

3. Les symboles de l'Etranger :

 

4. Le Destin dans l'Etranger :

 

5. Meursault : un insensible ?

 

6. Le monde des petites gens

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